mardi 15 décembre 2009
mardi 17 novembre 2009
Stockholm : les jours, les mois passent, Erasmus trépasse
Nous sommes le 17 novembre !
Mais ? Que s'est-il donc passé ? Bon pour expliquer l'absence de post pendant une si longue période, je pourrai sortir des explications bidons, comme le surplus de travail et/ou de sorties, etc.
Mais point de cela ici !
Il ne s'est tout bonnement pas passé grand chose qu'il vaille le coup d'être raconté au jour le jour, voilà tout...
Mais reprenons au 23 octobre :
Je sortais tout juste des exams. Ici les exams sont longs, très longs, du moins en théorie : pour chacun de mes deux partiels, je pouvais cogiter dessus pendant 5h ! Bon, il ne faut pas se leurrer, très peu d'étudiants utilisent la totalité du temps alloué, et-ce tout simplement parce que les rédacteurs des exams prévoient toujours très large, de sorte que nous ne puissions être pris par le temps.
Contrairement à l'IEG, les documents n'étaient pas autorisés. Il a fallu bachoté pendant une semaine pleine, ce qui était loin d'être agréable.
Mais comme les résultats ont été au rendez-vous, cela n'est pas bien grave. D'ailleurs, tous ceux qui ont pris leur semestre au sérieux, même sans en faire plus qu'il ne faut, sont passés !
À peine ces dures épreuves derrière moi qu'un torrent de Français s'est déversé dans mon appart et dans celui de John ^^ Merci encore d'être venus, c'était bien sympathique (le paté est fini depuis belle lurette :'( ) . De plus, ça nous a permis de visiter un peu plus la ville, notamment les musées qui avaient été laissées de côté (magnifique up-down, grandiose McCall). Ils ont vécu avec nous le passage à l'heure d'été qui s'est manifesté en nous privant d'une heure de soleil (ou plutôt de pâle lueur derrière un imposant rideau de nuages depuis deux ou trois semaines) en soirée. Désormais, les poules se couchent aux alentours de 15h30 !!
Depuis cela, deux nouveaux cours ont remplacé les anciens sur l'emploi du temps. J'en parle pas trop pour le moment, car ils ne sont guère passionnants, leur principale avantage étant l'absence de partiels ! Autrement dit, dès le 12 décembre je serai en vacances, et je pourrai me moquer de tous les autres Erasmus !
Le week-end dernier, avec John, d'autres Français et quelques étrangers (venant de Suisse, d'Allemagne, de Hong Kong, un compatriote à Clou², etc. - on en connait du monde !!), retour à Tallinn ! Il y faisait bien plus froid qu'à Sto, mais ce n'est pas cela le plus important. L'évènement de ce merveilleux week-end, tous ceux qui ontFacebook l'ont déjà vu ! Pour les autres, tant pis !
Et là, ce soir, à trente jours (déjà !!! Mais, je viens à peine d'arriver !) du retour au bercail, un petit Top3/Flop3 humoristique s'impose :
Roulements de tambour....
Top 3 stockholmois :
En troisième position : L'appart.
En deuxième position : Les loooongues soirées (dès 15h30).
En première position : La petite forêt derrière Lappis.
Flop 3 stockholmois :
En troisième position : L'occasionnel petit détour du bus 40.
En deuxième position : Les coooourtes journées (jusqu'à 15h30).
En première position : Le trop gros contingent français (même s'ils sont tous éminemment sympathiques !)
vendredi 23 octobre 2009
Säg efter mig
Hej! Salut !
Hej hej! Salut-salut !
Hej då! Au revoir !
Tack (så mycket)! Merci (beaucoup) ! De rien ! Au revoir !
Förlåt! ou Ursäkta! Excusez-moi/pardon !
Varsågod! Tenez ! Voici ! De rien !
Jag talar inte svenska... Je ne parle pas suédois (utile pour les grand(e)s blond(e)s qui pourraient être pris(es) pour des Suédois(es), donc inutile en fait !)
Bra! Bien !
Pas bra! Pas bien !
Ces quelques mots suffisent dans 99,9% des situations de la vie quotidienne ! Notez bien que [å] se prononce [o].
jeudi 1 octobre 2009
-Quoi de neuf à Stockohlm ? -Euh...
Bon, je pense qu’il est temps de vous redonner des nouvelles en provenance de la capitale de la Scandinavie toute entière, la bonne vieille ville de Stockholm, bien sûr !
Comme vous l’avez sûrement remarqué, je n’ai pas posté depuis un bon moment déjà. Non pas que je n’ai pas eu le temps, submergé par le travail et/ou les sorties, mais tout simplement parce qu’il n’y a pas eu de grandes nouvelles hyper-excitantes dernièrement…
Mais voilà déjà deux mois (à deux jours près) que j’ai quitté le territoire national. L’occasion de faire le point :
Un petit point météorologique tout d’abord. D’ores et déjà, nous avons deux heures de moins d’ensoleillement qu’à Paris. Dès 18h, le ciel s’obscurcit. Et ce n’est que le début. Le Soleil culmine moins haut qu’auparavant, et il tape nettement moins fort.
Ceci expliquant en partie cela, les températures ont très sèchement baissé ces derniers temps. Le thermomètre n’est pas encore passé en-dessous du zéro, mais il s’en approche, le frôle, et à ce rythme franchira ce Rubicon thermique incessement sous peu [MàJ : le zéro est en fait attendu pour demain vendredi]. Déjà, les bonnets et les écharpes se font plus nombreux sur les têtes et autour des cous. Votre noble et fidèle narrateur résiste, pour le moment, aux morsures glaciales de l’automne scandinave, mais pour combien de temps. La situation est grave ; je crois beaucoup moins de joggers qu’il y a encore quinze jours lorsque je pars m’aventurer dans la forêt (habitée par une très sympathique biche peu farouche – elle ne s’éloigne pas à l’approche des promeneurs).
Donc, nos futurs visiteurs grenoblois seraient bien avisés d’apporter avec eux leur petite liquette !
Heureusement, jusqu’à présent, le ciel reste généralement bleu azur, ce qui permet de relativiser et de voir la vie en rose, jusqu’à ce qu’un manteau blanc recouvre les vertes prairies scandinaves.
Quant aux cours, de ce côté, rien de neuf. Les assignments se suivent et se ressemblent. On a eu ou plutôt subi notre premier TP. C’était de la rigolade, tant au niveau préparation qu’au niveau du TP en lui-même. L’étrangeté suédoise s’est encore bien fait sentir. Nous étions quatre binômes, il y avait trois thésards pour nous guider (dont un qui était extrêmement mauvais et ne servait strictement à rien). Ce qui nous était demandé était on ne peut plus basique, et l’un des thésards nous expliquait tout, même et surtout une fois qu’on lui avait dit qu’on avait compris !
Petite attention très appréciée : le canapé à l’intérieur du labo, ainsi que la cafetière et les corbeilles de fruits en libre service ! Ça valait presque le coup d’embaucher à 08h00 du matin.
Nous avons perdu le meilleur prof qu’on avait jusqu’à présent (non, non, il ne s’agit pas de Robert) : Lennart et son fameux bbbuuuttt qui restera gravé à jamais dans nos mémoires. On le retrouvera en P2. À la place, nous avon sun nouveau prof qui va nous enseigner entre autres des rudiments en représentation d’état et des choses comme la transformation de Park : que du bonheur et de la poilade en perspective !
Les occupations extrascolaires n’ont pas énormément varié depuis le dernier post les concernant. J’essaie d’aller courir assez fréquemment, et l’on attend le week-end pour aller à diverses corridor parties ou au Laroy ou encore à l’Ambassadeur qui sont les boîtes les plus courues de Stockolm. Dans dix jours, petit voyage à Helsinki si tout va bien (même principe que pour Tallinn : une nuit de bateau, une journée sur place, une nuit de bateau).
Il est possible que nous trouvions un moyen de contrer les taxes suédoises sur l’alcool en profitant des connaissances d’une connaissance à l’ambassade tchèque qui importe des bouteilles à des prix défiant toute concurrence (« mais vraiment », dixit John).
Petit regret perso : celui de ne pas réellement prendre le temps – et de ne pas profiter des beaux jours, comparés à ceux qui nous attendent – pour visiter la ville et ses alentours !
vendredi 11 septembre 2009
Vie pratique : côté banque
Aujourd'hui la banque ! (désolé Titi... J'imagine que tu ne dois pas beaucoup les aimer...)
Avant le départ
Il faut absolument se renseigner sur les frais que vous aurez pour :
- faire des virements vers une banque domiciliée hors de France
- payer sur place
- retirer de l'argent
Pensez-aussi que certaines banques ont besoin de plusieurs jours (jusqu'à 10) pour vous fournir des devises étrangères. Là, tout dépend de quelle devise vous avez besoin, et du guichet auquel vous vous adressez.
Sur place
Même pour cinq mois, il est facile d'ouvrir un compte à la Nordéa, qui a un partenariat avec l'école. La paperasse est réduite au minimum : vous avez besoin d'un papier qui vous sera fourni par KTH, d'un justificatif de domicile et de votre carte d'identité. Pour des frais avoisinants 2€ par mois, vous disposerez d'une carte de crédit à débit immédiat, et surtout, vous pourrez payer votre loyer directement par Internet (sinon, il faut s'acquitter de 7,50€ de frais à chaque facture !). Seul souci, le site de la Nordéa n'est disponible qu'en suédois, mais on s'y fait assez vite.
Sous sept jours, vous recevrez votre CB, accompagné de ce magnifique lecteur de cartes
indispensable pour régler vos factures !
Pour payer dans les supermarchés/bars/etc., sachez tout d'abord qu'ils prennent la carte même pour des montants ridiculement faibles. On peut payer de trois manières différentes : comme en France (lecture de la puce + code), lecture de la bande magnétique + code, ou signature sur un reçu. Ne soyez donc pas surpris !
Avant le retour
Quand je me suis rendu à la banque pour ouvrir mon compte, j'ai croisé un Français qui venait clôturer le sien après un an de vie dans le nord. L'occasion d'apprendre de ses erreurs : il ne faut pas se servir de la carte le jour où vous voulez fermer votre compte, au risque de devoir repasser le lendemain !! Et comme la banque n'est ouverte que de 14h à 16h, il n'est pas toujours évident de s'y rendre quand on le souhaite.
Les clichés à l'épreuve du quotidien
Avant tout, ce sujet a déjà été abordé par Johnny boy et Dr Simon Ross !
Mais habitant depuis quelques temps désormais à Stockholm, on se rend compte que par certains aspects, les Suédois ne sont pas comme on se l'imagine(ait) :
Déjà, en France, on a l'image d'une nation carrée, où chacun est net, précis, efficace. Eh bien... ce n'est pas le cas ! En cours par exemple, il faut savoir que les profs ne communiquent pas entre eux. Donc il arrive fréquemment que Lennart suppose que Robert nous a parlé de ça, et n'en reparle donc pas, considérant la chose comme acquise, ou qu'au contraire, un même sujet est abordé trois fois en trois jours !
De même, lors de notre peer assignment, le prof avait une manière très personnelle pour distribuer les copies, qui consistait à nous faire descendre vers son bureau chacun notre tour, pour prendre la copie dont la correction nous était assignée, plutôt que de nous demander de lever la main à l'annonce de notre nom, et de nous la donner directement. En effet, impossible dans ce genre d'amphis, où nous étions une bonne centaine, de se lever de son siège pour rejoindre le bas de la salle sans gêner 7 ou 8 personnes ! Conclusion, la distribution des copies a été longue et laborieuse !
Autre particularité, s'il est admis qu'il faille faire la queue pour tout (en prenant un ticket comme dans nos boucheries de supermarché, sauf qu'ici le système est étendu à quasiment tout), on n'est pas censé attendre que les gens sortent du métro pour tenter d'y entrer ! Et cela est aussi valable pour les amphis, où les étudiants du cours suivant entrent avant même que nous ayons pu quitté nos sièges !
En Suède, tout le monde parle anglais, dit-on. Rapidement, on constate que c'est surtout vrai à Stockholm (enfin, ça, c'est plutôt ce qu'il se dit, je n'ai pas encore pu le vérifier par moi-même, n'ayant pas encore quitté la capitale de la Scandinavie pour le moment). Puis on constate que ce sont surtout les actifs, et encore plus les jeunes et les étudiants qui maitrisent la langue de Shakespeare. Mais ce n'est pas aussi simple : si nos profs assurent leurs cours en anglais par exemple, on se rend bien compte pour certains d'entre eux du moins, qu'ils n'ont pas un vocabulaire aussi étendu que l'on pourrait le pense (Robert s'exprime principalement par des this one, that one, it's okayyyy), ni une aisance extraordinaire.
De plus, David m'a fait remarqué, et c'est vrai, que si en moyenne, ils sont bien plus habiles que nous autres pauvres Français pour comprendre et se faire comprendre à l'oral, ils commettent des fautes à l'écrit qui nous choquent - même nous !!
Les pays scandinaves sont à la pointe de la technologie ! Oui... et non !
Rassurez-vous, ici, les profs ont autant de mal qu'en France à utiliser leur vidéo-projecteur. Surtout Robert, une nouvelle fois ^^ (vous manquez quelque chose en ne le connaissant pas !). De plus, les salles ne sont pas du tout high-tech comme on se l'imaginait. Il y a le wifi sur tout le campus, mais aucune prise en amphi pour brancher le dator.
En Suède, il faut beaucoup plus travailler en autonomie qu'en France !
Encore une fois, c'est en partie vrai, mais pas totalement. En gros, les assignment dont on vous parle tant correspondent un peu au td matlab qu'on avait à Grenoble. Sauf qu'il faut les faire chez soi, sans prof. Mais...
Mais premièrement, ils nous fournissent les valeurs à obtenir, donc la majeure partie du travail est du déboggage. Et deuxièmement, les cours sont centrés autour de ces assignments ; pendant ceux-ci, soit ils nous présentent un problème similaire qu'ils résolvent, soit ils résolvent directement l'assignment !!
Donc plus d'autonomie, certes, mais aussi plus de guidages, paradoxalement...
De même, si on est censé préparer les cours avant de venir en classe, ils expliquent tout, sauf la partie ultrathéorique, c'est-à-dire la partie inutile...
mardi 1 septembre 2009
Parce qu'on est pas venu là pour rien branler...
Ici, les cours ont démarré vendredi dernier...
Vendredi matin, donc, et histoire de commencer l'année en douceur, la rentrée était fixée à 10h. Et la première journée de travail s'est achevée... deux heures plus tard !
Il s'agissait du cours Management of projects. Son contenu ressemble étrangement à celui de nos travaux personnels (collectifs) de première année à l'IEG, puisqu'un des quatre buts de l'enseignement était d'interviewer un manager et d'en faire un compte-rendu. À côté de cette activité très passionnante, notre première tâche serait... de décrire au moyen - entre autres - de diagramme de Gantt, comment, en groupe de deux, nous allions nous organiser pour suivre le cours et mener à bien tous les assignments (autrement dit, les devoirs-maison). En clair, le projet que les étudiants ont à manager, c'est le projet de suivre le cours et d'avoir les crédits associés (sont bizarres, ces suédois).
À leur décharge, chaque étudiant fixe lui-même la quantité de travail qu'il souhaite fournir en fonction de la note qu'il vise, donc c'est pas aussi simple qu'il n'y parait au premier abord, mais pas de quoi casser une patte à un canard !!
On s'était battu pour que ce cours soit validé par Grenoble, et nous allons désormais le laisser tomber ^^
Lundi 13h, découverte du cours de power systems, based course. Le prof est très intéressant, parle un anglais aisément compréhensible, même pour les francophones présents en nombre puisqu'il s'agit d'un cours choisi par beaucoup d'IEGiens et de SUPÉLECiens. Pour le moment, nous avons fait quelques rappels. Pour ceux que ça intéresse, nous avons donc rapidement survolé :
- principe du triphasé symétrique
- puissance complexe
- modélisation des lignes
- système de per unit
Et nous avons entamé la twoport theory aujourd'hui. Rassurez-vous, j'épargnerai à l'avenir aux non-initiés la lecture de ces mots qui peuvent faire peur aux plus courageux d'entre nous.
Pour autant, si le prof que nous avons eu hier était tout bonnement excellent (un Tixador en plus calme en quelque sorte), aujourd'hui nous avons hérité d'un thésard inintéressant, qui parlait d'une voix monocorde tout en recopiant bêtement l'énoncé qu'il affichait pourtant déjà au tableau grâce au vidéoprojecteur... Bref, comme on a les polys, je pense que beaucoup éviteront les cours assurés par ce Robert (au demeurant fort sympathique).
Pour valider ce cours, il faut réussir son partiel en fin de période, et des points bonus sont accessibles en rendant en temps et en heure les assignments donnés chaque semaine.
On a enchainé avec le cours intitulé power electronics. Le prof est pas mal, quoique légèrement moins bon que celui qui nous avait présenté power systems. Mais on constate au bout d'une heure que toutes nos théories concernant les profs de troniks ne sont en fait valables qu'à Grenoble ! Ici, ils sont sympas !
Que dire de ce cours... C'est sans doute celui qui demandera le plus de travail personnel : partiel en fin de période, évidemment, deux laboratoires (à préparer et à rendre à J-2), des cours sur les semi-conducteurs à suivre online, et des peer assessments réguliers. Kézaco qu'un peer assessment ? Eh bien, c'est un petit devoir à faire en cours et après on corrige celui du voisin qui s'occupe du nôtre ! Il parait que c'est très fort, pédagogiquement parlant. En tout cas, Hans-Nee est très fier de ce stratagème pour nous faire bosser !
Sur le fond maintenant, l'enseignement est constitué d'une assez grande partie (d'après le programme de cours qui nous a été délivré) de révisions pour nous autres IEG, mais sans doute en approfondissant nos acquis, avant d'attaquer des choses encore inconnues !
De manière plus globale :
- Rappelons que les enseignements, ici, se font sur deux mois. En clair, à chaque jour sa lecture (amphi), son lab ou son tutorial (TD). On retrouve un rythme de prépa (seulement deux matières !), mais avec moins de cours tout de même.
- Plus de boulot qu'à Grenoble en perspective.
- Un cours annoncé pour avoir lieu de 8h à 10h par exemple, a effectivement lieu de 8h15 à 9H, puis de 9h15 à 10h. Et les horaires sont respectés : ici, on commence un exo à 9h57, même pour arrêter en plein milieu de la première question trois minutes plus tard ! C'est aussi ça, la vie à la suédoise. Le quart d'heure de "retard" en début de cours est en fait normal. C'est pour s'assurer que tout le monde est bien présent et que personne n'interrompra le cours en débarquant plus tard. Mais ça, c'est la théorie...
- Les bouquins/polys sont chers (90€ pour power systems et power electronics) !
jeudi 27 août 2009
Tout s'enchaine
La tâche a été rendue ardue par le fait que tout l'IEG, ou presque, semble être en vacances. Impossible en effet de joindre Babeth, qui est censée valider nos choix de cours, ou même Gerbaud. Seule Karine était fidèle au poste, et a fait ce qu'elle a pu pour nous dire ce à quoi on avait le droit.
Au final, 6 cours ont été choisis (dont deux de secours qui ne serviront que si les premiers choix s'avèrent décevants). Inutile donc de vous les présenter en détail dès à présent : il vaut mieux attendre en effet d'avoir eu un cours ou deux, et de voir lesquels seront effectivement gardés !
Sinon, les cours de Suédois sont désormais derrière moi !! Mon examen aura lieu samedi (oui, oui, samedi) de 9h à 13h. A priori, c'est jouable ! Il faut juste que je me mette à réviser mes points faibles (notamment le vocabulaire et les prépositions - le Suédois est une langue très chiante niveau prépositions !)
Enfin, David et moi avons tous deux reçu nos cartes bancaires. Petite complication, tous les papiers sont en suédois ! Heureusement que les futurs double-diplômés sont déjà passés par là ! Je vais enfin (chouette) pouvoir payer mon loyer d'août ainsi que celui de septembre dont j'ai déjà reçu la facture... Ça se fête !
Petit problème côté johnien. Il a pas reçu tous les papiers encore, alors que moi j'ai tout reçu d'un coup... Affaire à suivre donc.
dimanche 23 août 2009
Tallinn : le voyage
Le bateau, dénommé le Baltic Queen, comme vous pouvez le voir ci-dessus, était immense. Plusieurs bars, restaurants et discothèques pouvaient nous accueillir à presque n'importe quelle heure de la nuit. Il y avait aussi des boutiques de "luxe" et un supermarché (qui vendait principalement de l'alcool) en duty-free. Bref, il y avait largement de quoi faire pour nous occuper pendant le trajet.
Nous avions tous apporté de quoi manger à l'intérieur du bateau, il ne nous restait plus qu'à acheter de quoi boire un peu, puisque sur le bateau, toutes les boissons sont moins chers qu'en Suède. Après avoir exploré le bâtiment, nous avons passé le début de la soirée dans la salle karaoké. On est allé chanter quelques chansons en anglais (on a demandé s'ils avaient des chansons françaises, comme Alexandrie Alexandra, mais y en avait pas !), mais parfois, certains Suédois préféraient chanter dans leur langue.
Plus tard dans la soirée, j'ai retrouvé John dans un des bars du bateau. Il était plongé dans une grande discussion avec un Norvégien d'une quarantaine d'années. Je me suis incrusté, et Bent , c'est son prénom, s'est avéré être extrêmement sympathique. il n'était pas totalement à jeun, ce qui explique en partie pourquoi il nous a autant fait rire. Il nous a également fait découvrir un alcool allemand, l'Igermaster ou un truc dans le genre, qui était très bon (pas vrai David ?).
En tout cas, une chose est sure, il est beaucoup plus aisé de s'exprimer en anglais avec un petit coup dans le cornet !!
Après on est allé, toujours accompagné de Bent, retrouver notre groupe dans la salle disco. Bent continuait de s'acheter à boire (parfois avant même qu'il n'ait fini son verre précédent), alors que David et moi ne pouvions plus le suivre !
C'est alors que j'ai fait la rencontre d'Héléna (en fait je connais pas son vrai prénom, donc j'ai décidé unilatéralement de l'appeler ainsi), un très sympathique jeune fille, qui disait lire dans mes yeux (à la lueur des spots de la boite de nuit sans doute), que j'avais beaucoup d'avenir, et cela tout en me caressant à moitié le dos. Je l'ai très fortement soupçonné d'exercer le plus vieux métier du monde (et non, Malo, j'en ai pas eu la preuve).
Puis ce fut le moment de dire au revoir à Bent, que nous ne reverrons pas au voyage retour puisqu'il ne reprendra le bateau que mercredi. Nous avons toutefois récupéré ses coordonnées !
Bref ! La soirée fut excellente, le voyage s'est déroulé sans problème. On sentait à peine le bateau tanguer en pleine mer. Par contre, au réveil, il est très pénible d'entendre une hôtesse parler au micro sept ou huit fois entre 8h00 et 10h00 (heure d'arrivée à Tallinn), pour donner des informations inutiles et inintéressantes, en estonien, puis en suédois et enfin en anglais, dans le seul but de forcer les gens à se lever pour qu'ils aillent acheter des petits-déjeuners. Je pense que la majorité des passagers n'ont pas bougé de leur cabine, et se sont contentés de l'insulter à distance avant de se rendormir... jusqu'à l'annonce suivante !
À 10h00, nous avons débarqué en terre estonienne.
En tout cas, à tous les Erasmus qui hésitent encore à partir un week-end dans les pays Baltes ou ailleurs, il ne faut plus hésiter ! Rien que le voyage en bateau vaut le coup de se bouger un peu !
mercredi 19 août 2009
Bric à brac
Alors que les jours raccourcissent à une vitesse folle (nous perdons actuellement de l'ordre de 5 minutes de soleil par jour, ce qui représente mine de rien plus d'une demi-heure par semaine), et que le rythme inébranlable des jours et des semaines s'accélèrent, j'ai de plus en plus de travail pour mon cours de Suédois.
En fait, à chaque cours ou presque, j'ai soit un essai à rendre, soit l'essai précédent à réécrire (en vue de corriger les fautes, car comme chacun sait Google traduction est un excellent outil, mais n'est pas parfait), en plus de divers petits exercices sur les règles de conjugaison ou de grammaire abordées au cours précédent. Même si cela se fait somme toute assez rapidement, il faut malgré tout s'armer de tout son courage et de volonté !
- se préparer chaque soir un tupperware,
- manger chaud en ville (les fast-foods étant alors la solution la moins onéreuse, la plus rapide, la plus simple, mais malheureusement la plus dangereuse à long terme ^^),
- l'achat de salades ou de sandwiches, mais dans ce cas, il faut accepter de manger froid le midi,
- le retour sur Lappis pour se faire un vrai repas
Un autre problème que nous rencontrons actuellement, moi mais aussi tant d'autres, c'est encore et toujours le choix des cours. Étant donné que les indications en provenance de la capitale des Alpes ne sont pas excellentes en termes de précision sur ce que l'on a exactement le droit de prendre, et qu'en plus, malgré l'abondance des cours proposés au sein de l'Electrical Engineering School, très peu sont réellement "prenables", nous tournons un peu en rond dans notre quête ! Nous avons buché sur ce dossier durant trois bonnes heures hier après-midi...
Nous désirions rencontrer Kristina, notre coordinatrice, demain, mais elle n'a pas (encore) répondu à notre mail. Et je doute qu'elle le fasse dans la soirée.
Sinon, et pour finir sur une note plus positive, nous avons toujours le temps de visiter la ville et ses alentours. Aujourd'hui, nous sommes allés à Skansen, qui est le plus ancien musée à ciel ouvert du monde !! Y sont exposées des maisons scandinaves d'autrefois (fermes, habitations, locaux d'artisanerie traditionnelle, etc.). Nous y avons également vu des ours bruns et des élans.
Enfin, pour faire écho au sujet de David sur ses colocataires, pour le moment mon corridor n'est pas très habité, et je ne croise qu'occasionnellement ceux avec qui je passerai ces quatre mois.
lundi 17 août 2009
Un week-end en Suède
En fait, en ce dimanche se déroulait une réunion d'information destinée aux nouveaux étudiants suédois de KTH (que l'on prononce Katéoohh), en ce qui concernait les activités musicales de l'école. Nous nous sommes incrustés et nous avons suivi avec passion et bonheur une heure et demi de discours (en suédois), entrecoupés d'interprétations faites par les étudiants (concert, chorale, et d'autres choses plus originales).
Surprenant au premier abord, la solennité de cette réunion. Au tout début, un mini orchestre a entonné quelques notes, tout la salle s'est levée (eh non, il ne s'agissait même pas de l'hymne suédois), et des étudiants portant divers drapeaux se sont mis en place le long de l'escalier derrière la scène, en se déplaçant de manière quasi militaire. L'IEG et ses réunions où volaient les avions en papier semble bien loin. Toutes les dix minutes, de nouveaux étudiants venaient les relayer, toujours avec cette solennité finalement bien digne de l'Institut Royal de Technologie (même si le Roi ne nous a pas fait l'honneur de sa présence).
Après la réunion, tout le monde est retourné dans la cour intérieure, où chaque école interne à KTH attendait les nouveaux venus. Nous avons eu le malheur de tourner le dos 5 minutes à la cour, pour admirer la vue (visible ci-dessous), et lorsque nous nous sommes retournés, la cour était vide ! Et tout cela en silence... On se serait cru dans une machination orchestrée dans le but de nous piéger pour une caméra cachée.
Enfin, le soir, après avoir diné dans la cuisine de David (ce qui lui a permis de faire connaissance avec ses voisins de corridor), on a retrouvé un de ses potes de Rouen et un copain de ce pote.
Sinon, comme expliqué par David, nous nous sommes rendus ce jour dans le grand IKEA proche de Stockholm, accompagné d'un Français (y a que ça ici de toute façon), où j'ai pu acheter des chaussons... ainsi qu'une glace à 0,50 centimes d'euro ! Nous avions prévu d'aller visiter une île, mais le temps ne s'y prêtait guère.
Enfin, nous avons pris nos billets de bateau afin d'aller visiter Tallinn samedi prochain. Mais nous aurons l'occasion de revenir sur ce sujet !
mercredi 12 août 2009
Programme de cours
Vad tycker du om att göra ? (Qu'aimes tu faire ?)
Cette question, que je vous soumets aujourd'hui, est le sujet de la rédaction numéro deux que je dois rendre vendredi. Je dois écrire au minimum 100 mots. Bon, ça devrait pouvoir se faire, puisqu'on en parlé aujourd'hui en cours, et que donc on a déjà pas mal d'exemples et de vocabulaire sur les activités de loisirs.
Pour mon premier essai, celui où je devais parler de ma famille, j'ai eu un "bra", ce qui signifie bien, mais comme 80% du groupe, j'ai dû le recopier pour le lendemain, vu qu'il y avait quelques fautes. Cela n'étant pas du tout grave, puisqu'il suffit alors de le réécrire, sachant qu'elle n'a pas seulement souligné les fautes, mais qu'elle les a aussi corrigées. Et ensuite l'essai est considéré comme validé. Pour avoir mon module de suédois, il faut valider quatre essais pendant le mois de cours, puis réussir aux deux parties de l'examen final : un essai (encore) et une partie de questions grammaticales.
Apparemment, tout le monde (ou presque) a son module de niveau 1 soit directement, soit aux rattrapages une semaine plus tard. Donc pas vraiment de stress de ce côté-là. Tout se complique dans les modules suivants, quand le prof n'utilise plus que le suédois pour faire son cours ! Mais cela ne me concernera pas.
Si John (dont j'ai récupéré les clés d'appart aujourd'hui) et moi n'avons pas de problèmes de logement comme mathieu, nous avons dû revoir entièrement notre programme de cours. Et encore, nous ne sommes pas sûrs d'être à la moutûre définitive. Les matières que nous voulions prendre n'étaient plus "prenables" pour diverses raisons, comme chevauchement de créneaux horaires entre deux matières, cours non-assuré cette année, ou qui se déroulait en Période 1 (septembre-octobre) tout en demandant en pré-requis d'avoir validé un cours que nous comptions prendre en Période 2 (novembre-décembre).
Pour l'instant, on arrive à un emploi du temps où on aurait approximativement 30h de cours en P1 et 10h en P2 (il faut rajouter 4h/semaine pour John qui prend en bonus un cours d'anglais). Tout ceci n'est donc pas très équilibré et, en plus, certains cours continuent de se chevaucher. Mais notre coordinatrice nous a dit que c'était à nous de voir si nous pouvions le gérer ou non.
Le semestre se présente donc (actuellement) comme suit :
Période 1 (sept semaines)
Deux cours : Power Electronic et Power Systems, Basic Course
Une période donc riche en heures de cours (quoique moins qu'à Grenoble)
Puis une semaine de partiels (enfin, quand on dit une semaine... On aura que deux partiels !)
Pas de vacances
Période 2 (de sept semaines elle aussi)
Deux cours : Effektelektronisk modulation et Power Systems, Advanced Course (la suite du Basic Course)
Donc on finirait notre scolarité pépère.
Puis une nouvelle semaine de partiels (aussi intense que la précédente). On serait libre au soir du 17 décembre.
Ensuite deux options :
- si tous nos résultats sont bons, Hej då Stockholm
- si un ou des rattrapages sont nécessaires, on aurait trois semaines de congés, avant de devoir repasser les examens.
Mais donc tout ceci est provisoire. Nous devons encore réfléchir à nos cours, et rencontrer notre coordinatrice pour en discuter, et pour les valider (puis les faire valider à Grenoble).
samedi 8 août 2009
Rallye ville
Voici quelques une de la centaine de photos prises à l'occasion :
- Avant de partir, j'ai pris des photos de KTH. Ci-dessous, le batiment principal de l'université, suivie de la Bibliothèque. Comme vous le constatez, on est bien loin de l'IEG.
- En les photos du rallye-ville en lui même... Nous sommes tombés en pleine relève de la garde au Palais Royal, comme l'illustre la première photo.
- Le Théâtre Royal
- Le luxe à la française est présent partout (boutique Louis Vuitton).
Depuis cela, je me suis esquivé du city campus (vendredi), et d'après ceux qui y sont allés, grand bien m'a pris puisqu'il s'agissait d'une visite par groupe de cents, avec un Suédois qui présentait les locaux et qui, dans certains groupes, ne connaissait pas forcément extrêmement bien les lieux.
Vendredi soir était organisée, toujours par l'ISS, un soirée barbecue. Comme il y avait deux heures de queues pour pouvoir manger, on y est allés plus tard, pour la soirée en elle-même. Beaucoup de gens étaient présents, malgré la mauvaise qualité de la bière :P
jeudi 6 août 2009
Jag talar lite svenska (Je parle un peu le suédois)
J'ai cours de suédois tous les matins de 9h à 12h. Enfin, ça, ce sont les horaires officielles (qui sont précisément 8h-8h45 puis un quart de pause, etc), mais dans les faits, il n'y a qu'une seule pause d'à peine vingt minutes, ce qui permet de finir plus tôt.
Pour le moment on a appris les bases. L'alphabet, les nombres, les pronoms, quelques phrases pour pouvoir se présenter succinctement et enfin les articles. Car les Suédois utilisent un système assez compliqué : les noms communs, qui peuvent être féminin ou masculin, disposent d'un article seulement lorsqu'ils sont indéfinis singuliers. Lorsqu'ils sont définis singulier, l'article passe "derrière" le nom et s'y colle.
Pour le pluriel indéfini, le nom change de terminaison, et enfin pour le pluriel défini, on ajoute encore "na" à la fin du mot.
Pour être plus clair, prenons un exemple :
Voici un exemple valable pour beaucoup de noms communs (en fait, il y a 5 principales règles différentes [dont deux se subdivisent en trois sous-cas], selon que le mot soit féminin ou masculin, qu'il se termine par telle voyelle ou telle consonne, qu'il soit d'une syllabe ou de plusieurs, ou encore qu'il soit d'origine étrangère...)
en flicka une fille
flickan la fille
flickor des filles
flickorna les filles
C'est assez amusant ! Certains mots sont longs d'une dizaine de lettres ou plus, et on vient leur en rajouter trois ou quatre parfois au cul ! En échange de quoi, la conjugaison des verbes est aisée, puisque... on ne conjugue pas les verbes, ils sont sous la même forme à toutes les personnes.
J'essaierai désormais à chaque post de vous faire une petite leçon de cette magnifique langue, étrange mélange d'anglais, d'allemand, d'un peu, mais pas beaucoup, de français ! Nan, je déconne.
D'ailleurs, il fut assez amusant aujourd'hui de voir les anglo-germano-saxons incapables de comprendre par eux-même qu'un paraply était un parapluie. Ce fut une douce vengeance.
Nous avons aussi eu droit à un petit goûter hier à l'intérieur de notre groupe d'étude, ce qui fut l'occasion de nous demander en suédois d'où nous venions, quel âge avions-nous, etc.
Pour lundi, j'ai une rédaction de 50 mots à faire ; je dois me présenter, ainsi que ma famille. Tous les jours, Karine nous donne quelques petits exercices pour le lendemain. Hier, elle nous avait demandé de retravailler un (court) texte à la maison, nous précisant qu'elle ferait une dictée à partir de quelques unes des phrases le composant. J'ai pas révisé. Ce que j'avais pas prévu, c'est qu'elle ramasserait la dictée ^^
Mais seuls les rédactions, la présence en cours et le test final servent à l'évaluation (enfin, c'est ce qu'ils disent).
Hier après-midi et aujourd'hui également, nous avons eu le droit à ces magnifiques conférences de présentation de l'école, des outils informatiques, des consignes de sécurité, etc. Nous étions 500 étudiants venus des quatre coins du monde. En tout, à KTH, nous serons 800 en échange, dont 200 Français (première Nation représentée devant l'Allemagne cher à Rémi qui nous suit avec 150 Studierende ; sur cex deux cents Français, il y aurait une cinquantaine de Grenoblois). Nous avons appris au cours de ces deux réunions qu'il ne fallait pas caresser les chiens des gardiens qui surveillent le campus la nuit, et que nous n'étions pas autorisés à télécharger illégalement partir des ordinateurs de l'université. Cétait donc très intéressant, et John est bien heureux de savoir qu'une réunion du même type sera organisé pour les retardataires le 16 septembre !
En conclusion, j'avoue plaindre ceux qui ont opté pour le double diplôme, et qui devront se coltiner les 4 modules de suédois !
mardi 4 août 2009
Jag bor i Stockholm
Lundi 3 août 2009
06h00
Roissy Charles de Gaulle
Lever au son de France Info (la dernière fois avant un petit moment...). Pour être franc, j'étais réveillé depuis un bon quart d'heure. Niveau de stress plutôt bas, ça allait. Direction le rez-de-chaussée histoire de pas partir le bide vide. Et ensuite j'ai pu préparer mes affaires tranquillement, étant en avance.
Lundi 3 août 2009
08h00
Roissy Charles de Gaulle - Terminal 2
À cette heure là, j'étais déjà installé devant ma porte d'embarquement, alors que ce dernier ne commençait qu'une heure et dix minutes plus tard. Aucun problème de formalités à l'enregistrement ou au contrôle des bagages. Si, un petit... J'avais mis des dvd dans un sac que j'apportais en cabine avec moi, et ils ont dû voir quelque chose de potentiellement dangereux lorsqu'ils l'ont passé, puisqu'ensuite j'ai dû l'ouvrir et le gars m'a dait "ah, c'est vos cd..."
-> Astuce : planquer la bombe au fond d'un sac plein de CD.
Lundi 3 août 2009
09h40
Roissy Charles de Gaulle - Terminal 2
La carlingue commence à s'ébranler, l'avion recule, recule (mais comment veux-tu...), puis on se balade dix bonnes minutes avant de rejoindre notre piste de décollage. Pour des raisons de sécurité, je me suis tenu à l'accoudoir, ce qui m'aurait permis de survivre au cas où l'aéronef se serait disloqué. Puis les moteurs montent en régime, tout comme le cœur, nous n'avions pas de colle sous nos pieds, donc l'oiseau de fer a pu s'envoler (j'accorde un demi-point marilou à la personne qui pigera en premier la référence).
Lundi 3 août 2009
10h30
Au-dessus des nuages
Les stewards et les hôtesses nous ont servi notre déjeuner. Carottes rapées sur lit d'oeufs durs en entrée, suivies de brochettes de volaille avec du riz, puis un petit gateau et un café. L'avion ne me fait plus du tout peur, excepté lorsque les moteurs font des bruits "bizarres", lorsque le pilote décide pour je ne sais quelle raison de pencher l'appareil pour tourner.
Lundi 3 août 2009
12h10
Arlanda airport
Atterrissage du vol AF 2060 en provenance de Roissy Charles de Gaulle à l'heure prévue. Il s'est déroulé sans problème aucun. J'ai juste été désappointé de constater qu'on n'applaudissait plus le pilote. Dans les films ils le font.
Après j'ai mis une bonne demi-heure avant de voir mes bagages poindrent le bout de leur nez sur le carroussel. Sachant que je devais attendre jusqu'à 14h30 si je souhaitais aller à KTH pour récupérer mes clés par les bus mis à notre disposition par l'université, et que j'avais le plan et toutes les explications pour y arriver par mes propres moyens, je ne me suis même pas dirigé vers le stand occupé par les étudiants chargés de notre accueil. J'ai pris l'Arlanda express, qui va jusqu'à 204 km/h selon les infos fournies en temps réel pendant le voyage, et qui, en vingt minutes, T-Centrallen, qui est un peu notre place Victor Hugo des transports.
Ne restait alors plus qu'à prendre le métro jusqu'à KTH,
Lundi 3 août 2009
approx 15h
Forskarbacken 02-013
(Lappis)
Comme l'indique l'adresse, je me trouve au batiment 2, au rez-de-chaussée.
Voici quelques photos de l'appart après quelques minutes de présence et de déballage des première affaires. Une vue de la fenêtre est également disponible.
Pour faire simple, la chambre est plus grande qu'à la houille (+ SdB), mais c'est plus vieillot.
Ma mission suivante fut de me connecter à internet. J'ai éprouvé quelques difficultés qui ont été réglées en inversant mon câble (?!?!). J'ai prévenu les parents que j'étais bien arrivé, je suis allé refaire un rapide tour en ville, acheté le minimum vital. J'ai aussi rencontré mes deux premiers voisins, un Suédois et un Italien. Mais je les ai pas revu encore depuis !!
À 19h, j'ai retrouvé Étienne Paillat, on est allé faire des courses au ICA - petite supérette près de chez nous, à Lappis (ouais, on a déjà fait des jeux de mots !) - et on a mangé ensemble.
Demain est un autre jour (et ne meurt jamais).
Remarque :
La première personne que j'ai rencontrée à Stockholm était Suisse. La seconde... Français !
Mais il est vrai que nos compatriotes sont particulièrement nombreux ici. Je pense que nous sommes la première Nation représentée, devant les Allemands.
vendredi 31 juillet 2009
Voyage, voyage...
Tout d'abord, direction la Loire inférieure, et la capitale des Ducs de Bretagne, Nantes. Avant cela, sont prévus les habituels coups de stress pré-voyage-longue-durée-à-l'étranger à 8h38, 9h12, 10h25, 11h05, 12h12, 12h25, 12h37, 12h45, 12h46 et 12h47 avant déconnexion du cerveau.
Le trajet s'effectuera en voiture, accompagné du paternel. Le TGV numéro 5278 à destination de Aéroport Charles de Gaulle partira d'une certaine voie à 14h35 (horaire SNCF, prévoir jusqu'à deux heures de décalages avec l'heure officielle de la France métropolitaine). Il desservira un nombre beaucoup trop important de gares.
Vole dans les hauteurs
Au dessus des capitales,
Des idées fatales,
Regarde l'océan...
Après il me faudra trouver l'Ibis, ce qui devrait se faire sans trop de problème. Au cours de la nuit paisible du dimanche à lundi, je perdrais tout moyen de communication au moyen de mon téléphone portable, qui se mettra en mode hibernation pour la modique somme de 2€29 par mois + 5 appels au service client SFR. Suis preneur de tout conseil venant de JLM pour faire face à cette épreuve.
Voyage, voyage
Sur l'eau sacrée d'un fleuve indien, (voyage voyage)
Voyage (voyage)
Et jamais ne revient.
(Euh... Ca, on en reparle...)
Le lendemain, lever de bonne heure (j'hésite encore à demander au service de chambre de m'appeler pour me réveiller, comme dans les films, mais la dernière fois que j'étais à l'hôtel, c'était automatisé... Ah, de mon temps ! C'était mieux avant !). Direction l'Hydre tentaculaire aux multiples têtes tueuses, aux escalators de la mort, aux terminaux insatiables, aux portes automatiques inébranlables... J'ai nommé, l'Aéroport Charles de Gaulle (prévoir petite musique qui fait peur, comme quand le meurtrier se cache derrière la porte).
Décollage prévu à 09h40, sauf : grève du personnel volant, du personnel au sol, problème avec les sondes Pitot, refus de certains passagers de laisser l'avion décoller suite à la découverte que le vol sert également à ramener à Stockholm des immigrés illégaux, manifestations des lacto-agriculteurs qui viendraient répandre des litres de lait sur les pistes, conditions météorologiques exécrables, conditions météorologiques étrangement normales, rétroviseurs arrachés, attaque de l'armée polonaise contre le pays.
Sur les dunes du Sahara,
Des iles Fidji au Fujiyama,
Voyage, voyage,
Ne t'arrête pas.
Arrivée à Stockhlm prévue à 12h10, sauf : voir ci-dessus.
Logiquement, des étudiants de KTH seront au terminal pour nous renseigner. La possibilité que l'université affrète des bus pour l'occasion a été évoquée. Ensuite, ne restera plus qu'à aller chercher les clés, trouver l'appart et vider les valises. J'aurais peut-être le temps d'aller faire mon petit jogging, en évitant tout malaise vagal.
mardi 28 juillet 2009
Balade en forêt
Ah la Suède...
Quelles images avons-nous d'elle ?
Certes, là-bas, la rivière insolente n'unit aux cheveux blonds que d’autres cheveux blonds.
Certes, il n'est pas rare d'y déguster des Krisprolls au petit-déjeuner, avant de se rendre au IKEA le plus proche.
Et certes, oui, les températures y sont suffisamment fraîches pour permettre la rapide disparition d'éventuelles gueules de bois.
Mais est-ce vraiment le plus important ? Certes, non !
La Suède, c'est aussi, et avant tout, la nature. Ses rivières gelées en hiver, l'air ombragé de ses forêts. Parlons-en de ses forêts :
Parmi la longue liste des espèces tant animales que végétales qui les peuplent, remarquons qu'elles ont aussi pour qualité de fournir à l'Homme une de ces choses sans lesquelles il serait bien en peine, surtout à deux heures et demie d'avion de chez lui. Il s'agit bien évidemment du billet de banque !
En voici, en exclusivité – ramenés par nos équipes aguerries qui ont bravé tant le froid que les légendaires discrétion et camouflage de haute qualité des Arbres à Billets – deux exemplaires. Avant de vous les exposer, rappelons qu’un développement linéaire du premier ordre permet à n’importe quel élève de sixième de conclure quant à la valeur approximative des ces billets ; il suffit d’ôter un zéro à leur valeur faciale pour la convertir en euro.
Ce premier billet, de 50 couronnes (SEK) présente, entre autres, deux particularités qui nous prouvent bien que son origine est suédoise.
Vous avez sans doute reconnu Mlle Jenny Lind, célèbre cantatrice suédoise s’il en est, qui a vécu au cours du XIXè siècle. Élève du non moins fameux compositeur Adolf Lindblad, elle s’en éloigna lorsque ce dernier lui proposa 50 SEK en échange d’un cours personnel de flûte à bec. C’est en souvenir de cet épisode malheureux que sa valeur faciale a été fixée.
À l’âge de vingt-et-un an, elle avait déjà effectué plus de quatre cents représentations, la plupart se déroulant au sein de l’Opéra royal de Stockholm. Mais sa voix s’abîme, et elle doit la mettre en repos forcé pendant trois mois. « Sois belle et tais-toi » est une expression née de cet épisode.
Mais son retour sur les planches est un grand succès, et elle se produit dans nombre de capitales européennes, avant de traverser l'Atlantique.
De l’autre côté, figure un des traditionnels instruments de musique suédois, la nyckelharpa. Il existe depuis le temps des châteaux forts, et est un instrument à cordes frottées. La table d’harmonie est faite en épicéa, les éclisses de sa caisse de résonance sont en général chantournées ; trois types de cordes sont utilisées : des mélodiques, des bourdons (au dard pointu) et des sympathiques (jamais avares d’un coup à boire). Sur son long manche est apposé un clavier de 14 à 50 touches sur les modèles les mieux pourvus.
Sur ce billet de 100 SEK est représenté l’illustre naturaliste suédois Carl von Linné (1707 – 1778). Sans patronyme, comme beaucoup de suédois à son époque, il dut en choisir un à son arrivée à l’université de Lund (!). Il choisit de s’inspirer de sa plante préférée pour faire des cigarettes qui font rires, le tilleul (Linn en suédois ancien).
C’est à Carlito que l'on doit le système de nomenclature binomiale des espèces animales, végétales et des minéraux (exemple : Vulpes vulpes pour le renard roux).
Carlito est un fixiste, ce qui signifie qu’il considère que les espèces vivantes sont une création de Dieu, et qu’elles n’ont point évolué depuis la Genèse, ce qui fait un bail tout de même (quand on voit ou entend certaines personnes, on peut facilement conclure quant à la véracité de cette théorie).
David @ Stockholm
Mathieu @ Trondheim
Remi @ Karlsruhe
