mercredi 16 septembre 2009

Las Bardeñas : Comment se régaler et faire un retour SAV

Samedi, 9h00, départ pour l'Espagne par le col du Somport de Pau dans le 806 de la famille Boëlle avec 4 VTT chargés.

La partie jaune claire correspond au parc, le berger est situé au Nord à El paso.


On arrive au Nord du Parque Natural de las Bardeñas, situé à 100km de Pamplona, vers 14h00 pour un pique-nique au milieu des champs très secs séparés par des petits aqueducs où l'eau coule à flot.


Soleil de plomb, on continue avec le 806 devenu 4x4 (ou presque) pour s'enfoncer dans les Bardeñas et franchir la porte d'entrée de ce parc. Une statue d'un berger des temps anciens nous montre le chemin.






À première vue, il y a peu de chemins sur les cartes, tant mieux ! Nous avons découvert le hors piste en VTT, cela vaut le détour. En réalité, il y a des chemins partout, ça foisonne de possibilités !


Heureusement, nous sommes équipés d'un GPS...


On pose la voiture vers 15h30 juste au dessus du polygone militaire pour enfourcher nos bikes!
20km de chemins 4x4 et 10km de hors piste pour cette première sortie.



Le paysage est assez plat. Cependant, il y a de quoi se fatiguer en bord de piste...

Dans la poudreuse (terre sèche avec une légère croute d'argile cassante dessus), en slalomant entre les petits bosquets d'herbes aromatiques (romarin, thym...), on peut s'éclater sur les buttes et les coulées de boue sèche qui forment une sorte de skate-park géant.


Attention cependant aux crevasses et pentes vertigineuses !


Au dessus de El passo, nous avons réservé 2 chambres dans une auberge en demi-pension. Les repas sont très corrects et nous avons passé de bonnes nuits réparatrices. Tôt le matin, nous repartons pour une journée pleine de (ré?)jouissances !





Les jours s'enchainent et ne se ressemblent pas jusqu'au dimanche, en pleine jouissance dans un petit canyon qui longe le chemin, canyon de 40cm de profondeur et 30 de large, ma chaine heurte un objet non identifié dans ce désert.




Je ne m'en rends pas compte tout de suite et après être sorti de ce canyon, Titi m'interpelle : "Malo, c'est là ! Pour la photo !!!". Nous voulons prendre une photo de nous, BG, sur nos bikes, avec un paysage de rêve derrière nous pour envoyer à John.



Alors que j'entame la montée de cette butte de terre sèche, 3 clicks retentissent sous mes pieds jusqu'à un bloquage suspect. Forcé de m'arrêter, je regarde sans trop y croire mon dérailleur, pendouillant dans mes rayons...

Après quelques minutes (chronométrés) de réparations express, on redémarre pour de nouvelles aventures, j'ai alors un vélo de cirque qui mouline trop sur le plat, mais pas assez en montée... J'ai alors compris que le dérailleur, c'est pas pour la frime. Merci aux vieux qui ont inventé le dérailleur!









En ce deuxième jour, la ballade s'éternise et nous souhaitons couper pour retourner à la voiture et ne pas avoir à rentrer de nuit. Nous bifurquons alors pour rejoindre un vrai canyon.













Clouclou en verra des plus grands, mais celui là faisait jusqu'à 7-8m de haut pour une bonne dizaine de mètres de large. Ça foisonne de passages, d'obstacles et de challenges techniques.





À la limite du trial par endroits, nous avons pris notre pied (oh oui!) et avons beaucoup ri en traversant les lits de rivière dans le fond du canyon.

En fait, il n'y a que de l'argile, donc là où il y a de l'eau, il y a 50cm de boue bien molle qui vous stoppe net au milieu de l'eau en vélo. Je vous laisse imaginer la suite...



C'est donc tout dégoulinant de boue que nous sommes rentrés à l'auberge pour un bon repas et un soirée de nettoyage des VTT et de réparation des chambres à air.


Une bonne nuit, grasse mat le lendemain, retour sur Pau tranquillement en passant dans les petits villages typiques d'Espagne.

Oulahaha, j'ai oublié les trajets en train entre Grenoble et Pau !
Et beh, il y a 2 façon de voyager avec son vélo en train :
  • Vélo monté, que l'on met dans les compartiments prévus à cet effet dans le train.
  • Vélo démonté, dans une housse (bâche, truc...), il est alors considéré comme un bagage à main, un gros bagage à main...
Et donc, le problème, c'est que les caissiers de la SNCF, il ne le savent pas forcement. Et le vendeur qui nous a fourni nos billets, il m'a dit d'emballer nos VTT alors qu'il avait choisi et réservé (+10€ par billet sur les Corails et TGV) des trains où l'on pouvait garder le vélo monté dans un compartiment spécial. Bilan, on se retrouve à payer plus cher, à se faire chier pour emballer nos VTT, et les poser devant les crochets des compartiments pour vélos...
Morale de ce bilan, vous pouvez voyager normalement sans supplément avec votre vélo dans n'importe quel train s'il est emballé.

Arrivé à Valence TGV 15h31, petite course pour attraper le TER de 15h33 pour Grenoble...
Presque pas de retard, la SNCF marque un bon point pour moi! Peu cher, confortable, mais ça reste long...


See ya Bardeñas !
(Traduction pour John qui n'a toujours pas son TOEFL : Petit gout de reviens-y aux Bardeñas...)

mardi 15 septembre 2009

Les aventures gugussiennes lues partout dans le monde

Chères lectrices, chers lecteurs, je tiens au nom de tous les gugusses de ce blog à vous remercier pour votre fidélité.


carte extraite du site statcounter.com

C'est en effet avec grand plaisir que chaque semaine nous constatons que des dizaines d'internautes se connectent à notre site à travers le monde (enfin en Europe...bon ok en France surtout). Il y a ceux perdus au fin fond de l'Asie (Anande si tu nous lis...), d'autres profitant du rêve américain (avec toujours 8h de retard sur nous) et bien sûr nos parents, amis, collègues...que sais-je encore... ptêtre des filles pas maquées?
Nous espérons également que ce blog profite à de futurs élèves ingénieurs ou autres qui souhaiteraient partir à l'étranger pour, comme nous, y vivre des aventures inoubliables.

À l'heure actuelle nous avons une moyenne de 45 visiteurs réguliers par jour (soit 8 par gugusses... ). Avec l'arrivée de Rémi en Allemagne, ce chiffre risque encore d'évoluer, surtout si ces aventures continuent à être aussi palpitantes!



N'hésitez pas à mettre quelques commentaires sur les différents articles, vous y avez toute votre place, même s'il est vrai que nous avons tendance à se servir de ce site comme d'un forum-défouloir .

(Quelqu'un connait la personne qui habite à l'extrême-est de l'Allemagne près de Munich ?)

lundi 14 septembre 2009

En terrain connu

Salut à tous !

En ce début de septembre, je finissais mon stage à Lyon (ça s'est bien passé, merci), mais me demandais quand même où j'allais dormir à Karlsruhe... Quelques jours avant le weekend dernier, je passais donc beaucoup de temps sur ce site internet :

WG-Gesucht

Et après quelques e-mails infructueux et avec beaucoup de pression (j'avais reçu un mail de la respo internationale de Karlsruhe qui me rappelait que je devais me bouger un peu...) j'obtins 5 rendez-vous (Besichtigungstermin auf deutsch pour ceux que ça intéresse) que je réussissais à caser sur 3 jours.

Et là j'en appelle à votre mémoire de gugussien, c'est mieux que ce que j'avais fait la dernière fois !!

Bref, forcément, je me sentais pas mal ce vendredi quand je suis reparti, en début d'après-midi, pour l'Allemagne... J'avais même déjà le plan de la ville (pour ne pas perdre la voiture) et j'avais aussi réservé un lit dans une Auberge de Jeunesse (Jugendherberge). Pour ceux qui savent pas quoi dire en société : "c'est en Allemagne qu'a été inventé le concept d'auberge de jeunesse" !

Voilà... Un lit donc, et non pas une chambre. Moi ça allait, ça coutait moins chère et j'avais pas trop peur. D'ailleurs, force est de constater que le seul mec avec qui j'ai vraiment parlé dans ma chambre (où j'étais le plus souvent tout seul parce que les autres rentraient tard et dormaient tard aussi (pff... touristes :) ) était plutôt sympa (il venait de Francfort (traité Union Européenne de 94)).
Bref, en Anglais, Jugendherberge ça se dit "YMCA" et on m'a déjà un tout petit peu charrié à cause d'eux :


Et, ma foi, il est vrai que le premier matin (je passe sur la visite du vendredi soir qui n'a rien donné parce que "tu comprend nous cherchons quelqu'un qui reste un peu plus longtemps") où j'ai été prendre ma douche, j'ai vu un type arriver en slip tout blanc, tout candide, qui passe derrière moi et se déshabille (normal me direz-vous, il y avait aussi une douche derrière moi). Cela dit, il aurait pu le faire dans la douche et non pas en dehors. Mais c'est pas fini, il se retourne vers moi fièrement et me dit "*********" ce à quoi je répond "Ich spreche nicht sehr gut deutsch" et il recommence "Can I borrow you a little bit of your washgel". Je suis pas sur que "washgel" existe en Anglais, mais comme la politesse des français n'est pas qu'une légende, et qu'on se pose moins de questions quand c'est un mâle tout ce qu'il y a de plus à poil qui vous apostrophe, je lui en ai donné de bonne grâce.

Ceci étant dit, j'ai passé deux nuits très correctes et sans surprise dans l'auberge de jeunesse. On y dort pas très bien (c'est bruyant) et les gens qui sont sur le lit à côté de vous semblent être apparus là dans la nuit, mais bon...

Jour 2 : lever 8h00 (à peu près), petit déj et douche pris, je retourne dans la ville (en laissant la voiture à l'auberge). Mon rendez-vous était à 14h00, et j'ai donc eu le temps, comme d'habitude, de flâner un peu à Karlsruhe, de voir la fac (très centre-ville il y a au moins... pfff... 500m avant la place qui déchire de Karlsruhe (où on mange mal et cher). J'ai vu le StudentBureau (l'équivalent du bureau de Buguet, mais pour la fac entière alors...) mais c'est tout. De toutes façons c'était dimanche. Je me suis dit : "allez, il serait bon que je fasse un peu mon touriste et j'ai toujours pas vu le château". Eh oui ! Car à Karlsruhe il y a devinez quoi... un château, bravo au fond à droite ! Normalerweise (ça veut dire normalement), le parc est calme et joli et le château plutôt tranquille. Ce jour-là, je pense qu'en mon honneur, les habitants avaient fait une petite fête :



Bon par contre il me confondent avec un certain SW4 qui a d'ailleurs le même nom qu'une station radio. Bref c'est pas grave. En tous cas, j'essaierai de faire de meilleures photos du château (Schloss en Allemand) et surtout de Karl !


Ahhhh Karl Friedrich... Le premier grand Duc du pays de Bade (la région de Karlsruhe) s'il vous plaît ! Cette photo n'est pas de moi (moi j'ai eu le contre-jour) mais j'essaierai de faire mieux. Pour info, c'est lui qui a posé la première pierre du château que vous avez pu voir.

Houlàlà 13h00 faut que j'aille à mon rendez-vous, pour rencontrer une gentille Sud-Coréenne qui m'a dit que 6 mois, c'était pas assez. Merci, au revoir.

Où en étais-je ? Ah oui, à Jack London bien sûr ! Figurez-vous que pour une raison obscure je me suis acheté un livre géniaaaaal de Jack London qui s'appelle "Le vagabond des étoiles". Pour ceux qui ne voient pas qui est cette figure majeure de la littérature américaine (et je ne précise pas le siècle parce que vraiment il envoie du lourd), c'est lui :



Il a notamment écrit "Croc-blanc" et "L'appel de la forêt", et aussi le Vagabond des étoiles.
Pourquoi il nous parle de ça ?
Ben parce qu'on "habite Grenoble" ! Et j'ai été tout ému de lire ce passage (l'histoire est celle d'un homme en camisole de force qui revit des vies antérieures) :

"Tel avait été le cas d'une nommée Joséphine, qui habitait Voiron, dans le département de l'Isère". Plus loin il est aussi fait mention de Besac', mais bon... Bref, si vous avez l'occasion de lire du Jack London, franchement ça pète !

Sinon je me dirigeai vers mon prochain rendez-vous et j'ai vu cette affiche :



Vous pouvez constater qu'il est écrit, en blanc sur noir "Draussen zu Hause", ce que l'on pourrait traduire par "Chez nous, c'est dehors"... Et pour ceux qui ne m'ont pas vu qu'avec des chemises, vous avez peut-être vu ce t-shirt :



Vous constaterez qu'en dessous du fameux, du légendaire, du claudiesque "NSE", il est écrit "Outside is our home" ce que l'on pourrait traduire en Allemand par "Drausse zu Hause". J'en arrive à la conclusion suivante : Désolé Jack, la marque est prise !

Donc après ce grand désappointement (on voulait faire fortune avec ce slogan), je suis allé, la mort dans l'âme, vers un nouveau rendez-vous.

Et là, j'ai rencontré Moritz.

Moritz, c'est mon nouveau colloc. Je n'ai pas encore de photos mais j'essaierai d'arranger ça rapidement (je retourne à KA la semaine prochaine (KA c'est le diminutif de Karlsruhe, naturellement, mais c'est officiel, c'est pas juste parce que je suis feignant)).
Bref Mortiz ! Il est ingénieur en mécatronik (pour ceux qui ça intéresse c'est la discipline qui cherche à faire des choses super cool en partant de la mécanique, de l'électronique et de l'informatique). Je dis bien il est ingénieur et non pas étudiant (il ne les fait pas mais il a 30 ans). Il est super sympa, dynamique, il a envie de parler un peu le français et... il fait de l'escalade ! Si si je vous jure ! Il m'a même dit qu'il y avait deux murs à KA (en salle) et une "montagne" pas trop loin... Son appart est pas mal du tout et je lui ai donc dit dans un Allemand tout a fait académique "Wenn du mir sagst, dass ich kann kommen, ich komme... morgen" (si tu me dis que je peux venir, je viens...demain - où une traduction en Allemand approchant).

Donc voilà la fin de ce chapitre que fut ma recherche de colloc, car le soir même je reçusun mail de sa part qui me disait ok tu peux venir et le lendemain matin j'allai signer le contrat de sous-location.
Pour ceux qui seraient tentés de se demander "pourquoi il a besoin d'un colloc s'il est ingénieur ?" la réponse est "j'en sais rien".

Reprenons le cours de mon récit, puisqu'après la visite, je ne savais pas que j'allais vivre là-bas (pas loin de la fac, du centre ville, d'un arrêt de tram).
Ne voulant pas rentrer trop tard à l'auberge de jeunesse, je me mettais en quête d'un resto (ou quelque chose dans ce genre là) et marchais donc dans une rue de Karlsruhe. Soudain, j'ai vu une panneau "zone piétonne", et je me suis dit "chouette, il y aura sans doute des restos dedans". Et donc je m'avance, et m'avance encore. Là je me dis "tiens bizarre, ça commence par des sex-shops..." et là je suis interpelé, par une femme vêtue... en fait pas vraiment vêtue, à sa fenêtre. Elle me tend la main en disant "Nur sprechen" (juste parler). Un réflexe naturel me commande de tendre la main à mon tour (cher lecteur si tu veux avoir le cœur net de la fin de cette histoire avant de continuer, tu peux aller voire le compteur de 400g).

Là, elle était donc penché à une sorte de fenêtre et vêtue d'une sorte de filet de pêche laissant apparaitre une bonne partie de son corps. J'ai pu voir ça car la fenêtre était en fait une fenêtre sur une baie vitrée (enfin ça c'est ce que je croyais), bref elle baragouine des trucs en Allemand, et je dois bien reconnaître que je n'en ai pas compris la moitié, et pendant que je dis "Nein, danke", elle reprend en anglais. (Comme quoi mon accent est vraiment palpable si en deux mots je suis grillé). Le passage en Anglais est nettement plus compréhensible (j'avais un peu compris en Allemand grâce au film "Gegen die Wand" du réalisateur Allemand-Turc Fatih Akin et qui parle beaucoup de sexe, mais là c'était clair. Si d'ailleurs vous avez l'occasion de voir ce film, il est vraiment bien. Il fait d'ailleurs partie d'une trilogie dont les deux premiers films sont sortis (Gegen die Wand, en "français" Head On et "An der anderen Seite" en français De l'Autre côté). Vraiment super, ces films...



Bref, en Anglais c'était plus clair, et donc j'ai dit "No, thank you", et là elle me répond "I don't look good enough for you ?" alors bien forcé de répondre "Yes yes but no", et là, usant de son dernier artifice (ça a failli me faire marrer), elle ouvre la baie vitrée que je croyais fixe en me disant "come in" et d'autres propos que je me refuse à reprendre ici. Là, voyant le piège se refermer sur moi, je réussissais à dégager ma main, mine de rien avec un certain effort, et partais.
Force est de constater d'ailleurs qu'il n'y avait rien à manger dans cette rue, mais que je ne fus pas interpelé une seconde fois (elle devait être la seule à faire ça).

Il faut noter toutefois, Marion tu seras contente, que c'était un système de maisons closes, et qu'en Allemagne la prostitution est un travail officiel, avec des impôts et une couverture sociale. Un autre truc "choquant" et j'arrête, c'est plutôt que dans cette rue il y avait des jeunes gens qui squattaient là apparemment comme nous nous squattions il fut un soir sur le pont piéton. Et comme je leur donne pas la majorité, ça fait bizarre...


Hé bien voilà ! J'en ai fini de ces aventures puisque le lendemain j'ai signé avec Moritz (il faut encore que je lui verse la caution) et je suis rentré en France. Prochain voyage à KA dimanche prochain, j'aurai un toit, et je commencerai l'Orientation-Woche, dont je ne manquerai pas de vous parler.

D'ici là,
Tchüss !

dimanche 13 septembre 2009

Parce que le Nord c'est bien, mais un lien doit nous rassembler !

Perdu aux deux extrémités de l'Europe, les gugusses et leurs compères restés dans l'Hexagone se devaient de trouver un lien pour les maintenir unis !

Ce lien, ce fut qpuc (prononcez cupuque) !


Derrière cette acronyme lugubre, se cache une vraie passion ! celle de la gloire intellectuelle ! (tellement utile pour ceux qui n'arrivent à l'atteindre avec le compteur de 400g)...

Je vous propose donc (sur une idée originale de Titi), de voir dans cette article l'occasion de poster nos exploits qpuciens en commentaires !

Bien sûr, comme je suis le créateur de l'article, je me permet de vous montrer l'exemple en mettant un résumé, mais, tout de suite, directement dans le corps de l'article ! (et parce que mes chevilles apprécient aussi !)

Donc partie du 13 septembre 2009, 21h

En course : Rémi, Malo, Cédric, Titi, El.D ( y voir, me semble-t-il, le classement inversé)

C'est donc en ce beau dimanche après midi, lendemain de la victoire du CDB, que nous entamons à 5 cette ascension vers la victoire !
C'était donc un 9 points gagnants très serré qui a vu la victoire de Cédric. Puis Rémi a tenté un coup de bluff sur le "abscisse ordonnée" qui a été validé par un Lepers généreux et l'a mis en bonne position pour remporter le billet des demi-finales ! Sauf que sur une question beaucoup plus culturelle : *celui qui s'en souviens modifiera*, Titi et Simon arrachent in extrémis leur billet, sous les yeux déçus de Malo et Rémi qui finissent à moins de deux longueurs de la ligne !

Puis Cédric, pensant avoir autant de savoir sur l'anatomie humaine que son comparse El.D se lance dans un questionnaire sur le corps humain. Il ne réalisera qu'un petit point... il a encore tant à apprendre du chirurgien ! ( :D )
Puis Titi se lance sur le questionnaire ******* (ndla ne sait plus désolé !)
Un score supérieur à 1 le propulse droit en final, fasse à un Simon, qui , à défaut de handball , s'est lancé dans un questionnaire sur l'euro 2008 de foot ! 3 points à la suite, c'est dans la poche, contre tout pronostic !

Puis ce fut une finale pas forcement belle ! La culture audiovisuelle de l'un lui rapportant des points sur cette fameuse trilogie de "La Momie" (bluff totale) et sur Friends pour 4 pts. Titi marquera quelques points avec par exemple "carton jaune" mais ce fut insuffisant !

Et donc j'ai l'honneur de vous annoncer la victoire de Simon ! Pour cette première officielle ! (oui les autres ne l'étaient pas, la compétition commençait le 12 septembre !)
(Véro est fière de toi !)

Un joli tableau sera présent sur la droite du site (sous le compteur de 400g qui reste plus important) (et mis en ligne par un mec qui comprend les balise HTML... Malooooooo !)

À suivre.... juste en bas de l'article !

(Cédric se chargera de la correction des fautes... vu que lui sait comment écrire "suèdoise" !)

J'ai essayé la piscine en Suède

ATTENTION gros heymaistséque, n'attendez pas de chute à la fin..

Après une corridor party très éprouvante hier, j'ai voulu tenter la piscine aujourd'hui pour me remettre les idées en place.

Je paie donc les 45 SEK (4,5 euros) demandés à l'entrée puis je me dirige vers les vestiaires. Là, je vois des étagères où sont rangées des chaussures et une ligne au sol indiquant la limite pour marcher pieds nus. J'enlève donc mes sabots, quand soudain j'aperçois un homme nu en train de sortir ses affaires d'un casier, puis un deuxième qui sort des douches... Je comprends vite que les cabines privées au fond de la pièce pour se changer sont inutiles !
J'enfile donc mon maillot de bain aux vues de tout le monde, et je me dirige vers les douches... et là, de nouveau tous à poil... je retire mon maillot de bain histoire de faire comme tout le monde (mes précédentes expériences naturistes et WEIistique aidant bien sûr).



Soirée Laroy, photo hors sujet c'est juste pour vous divertir

Je pénètre alors dans le grand bassin... enfin pas si grand que ça puisqu'il y en a qu'un de 25 mètres. Il y a en revanche deux plongeoirs de 3 et 5 m de haut. Nous commençons quelques brasses avec une Française qui m'accompagnait quand tout à coup un homme d'une 50aines d'années se met à crier après nous en suédois... voyant qu'on ne comprenait rien, il nous explique en anglais qu'il est interdit de nager en dessous des plongeoirs... résultat la zone pour nager se réduit à 15 m, il faut faire demi-tour au milieu de la longueur... d'après mon amie, c'est uniquement le dimanche puisque les plongeoirs sont fermés en semaine, ça n'empêche que c'est carrément idiot.
Quelques demi-longueurs plus tard (6 en fait!) et plusieurs plongeons, je pars faire un sauna (non mixte). Encore une fois tout le monde est nu, et une affiche indique que les vêtements sont interdits à l'intérieur!
5 minutes après (parce qu'en fait c'est super chiant un sauna, y a rien à faire dedans), je prends ma douche, et là, je vois un père de famille avec sa fille d'une dizaine d'années qui entrent alors que tout le monde est nu... c'était plutôt gênant.


Encore hors sujet, vous pourrez remarquer qu'il n'y a pas que des blondes en boite

Je pars finalement m'habiller rapidement, n'étant pas très à l'aise dans ces conditions, en n'oubliant pas de me sécher les pieds puisque le sol des vestiaires doit rester totalement sec apparemment.

Conclusion : même à la piscine... ils sont pas comme nous les Suédois.

vendredi 11 septembre 2009

Vie pratique : côté banque

Bon jusqu'à présent, ce site a été surtout l'occasion de pouvoir vous donner des nouvelles. Mais il est possible que, comme nous autres blogeurs, que de jeunes ingénus désirant partir en Erasmus l'année prochaine, cherche des infos sur des blogs. Je pense donc qu'il est de bon ton de leur dédier quelques articles de temps en temps (pas trop, car ce ne sont pas les articles les plus passionnants, par définition)...

Aujourd'hui la banque ! (désolé Titi... J'imagine que tu ne dois pas beaucoup les aimer...)



Avant le départ

Il faut absolument se renseigner sur les frais que vous aurez pour :
  • faire des virements vers une banque domiciliée hors de France
  • payer sur place
  • retirer de l'argent
En effet, les montants varient énormément d'une banque à l'autre. Ils peuvent aller de 5cts le virement à plus de 3€ ! Parfois, il peut être compliqué d'obtenir la possibilité de faire des virements par Internet (n'est-ce-pas David ?). Il faut donc absolument être au courant de ces détails avant de partir, car il est possible de régler la plupart d'entre eux facilement et rapidement, mais tout se complique lorsqu'on est à 2.000 km de Paris.
Pensez-aussi que certaines banques ont besoin de plusieurs jours (jusqu'à 10) pour vous fournir des devises étrangères. Là, tout dépend de quelle devise vous avez besoin, et du guichet auquel vous vous adressez.



Sur place

Même pour cinq mois, il est facile d'ouvrir un compte à la Nordéa, qui a un partenariat avec l'école. La paperasse est réduite au minimum : vous avez besoin d'un papier qui vous sera fourni par KTH, d'un justificatif de domicile et de votre carte d'identité. Pour des frais avoisinants 2€ par mois, vous disposerez d'une carte de crédit à débit immédiat, et surtout, vous pourrez payer votre loyer directement par Internet (sinon, il faut s'acquitter de 7,50€ de frais à chaque facture !). Seul souci, le site de la Nordéa n'est disponible qu'en suédois, mais on s'y fait assez vite.
Sous sept jours, vous recevrez votre CB, accompagné de ce magnifique lecteur de cartes


indispensable pour régler vos factures !

Pour payer dans les supermarchés/bars/etc., sachez tout d'abord qu'ils prennent la carte même pour des montants ridiculement faibles. On peut payer de trois manières différentes : comme en France (lecture de la puce + code), lecture de la bande magnétique + code, ou signature sur un reçu. Ne soyez donc pas surpris !


Avant le retour

Quand je me suis rendu à la banque pour ouvrir mon compte, j'ai croisé un Français qui venait clôturer le sien après un an de vie dans le nord. L'occasion d'apprendre de ses erreurs : il ne faut pas se servir de la carte le jour où vous voulez fermer votre compte, au risque de devoir repasser le lendemain !! Et comme la banque n'est ouverte que de 14h à 16h, il n'est pas toujours évident de s'y rendre quand on le souhaite.

Les Suédois et le s*xe, partie 1

J'avais déjà vaguement parlé du comportement sexuel original des Suédois lors de leur sex party, en voila un peu plus ! Bien sûr, j'espère pouvoir apporter des informations encore plus développées dans une partie 2 si rencontre avec une Suédoise il y a !

Donc aujourd'hui, petit forum réservé aux Suédois sur la vie étudiante ! Donc vu que les Suédoises y allaient en masse, nous avons suivi ! La culture c'est important !

Et là deux choses !

- Les Suédois assument entièrement leur sexualité, même si elle est peu soutenue par l'église !

Nous avions déjà pu s'en rendre compte en marchant dans la rue et en croisant de nombreux couples homos dans la rue, n'ayant pas de "honte" ou de réserve à afficher, mais là au forum, il y a avait pas moins de 3 stands type "inpgay" ! Et pas du petit stand ! Distribution d'affiches A2 type Dieux et Déesses du stade, de foulards arc en ciel... bref du beau matos... (malheureusement j'ai pas eu le courage de faire semblant de m'intéresser pour en récupérer !

- Seconde originalité, mais très bonne initiative, c'est la distribution de préservatif quasi systématiquement à chaque soirée étudiante, gratuitement ! Je trouve ça très bien, même si pour le moment je n'ai pas encore senti le besoin de m'approcher de leur stand en soirée !
Mais là, au forum, leur com' était magnifique et c'est ainsi qu'on a eu le droit a une distribution de banane avec un préservatif collé dessus et une petite étiquette :" Need to practice? free comdoms & good advice on www.projekt6.se"


Les clichés à l'épreuve du quotidien


Avant tout, ce sujet a déjà été abordé par Johnny boy et Dr Simon Ross !

Mais habitant depuis quelques temps désormais à Stockholm, on se rend compte que par certains aspects, les Suédois ne sont pas comme on se l'imagine(ait) :

Déjà, en France, on a l'image d'une nation carrée, où chacun est net, précis, efficace. Eh bien... ce n'est pas le cas ! En cours par exemple, il faut savoir que les profs ne communiquent pas entre eux. Donc il arrive fréquemment que Lennart suppose que Robert nous a parlé de ça, et n'en reparle donc pas, considérant la chose comme acquise, ou qu'au contraire, un même sujet est abordé trois fois en trois jours !
De même, lors de notre peer assignment, le prof avait une manière très personnelle pour distribuer les copies, qui consistait à nous faire descendre vers son bureau chacun notre tour, pour prendre la copie dont la correction nous était assignée, plutôt que de nous demander de lever la main à l'annonce de notre nom, et de nous la donner directement. En effet, impossible dans ce genre d'amphis, où nous étions une bonne centaine, de se lever de son siège pour rejoindre le bas de la salle sans gêner 7 ou 8 personnes ! Conclusion, la distribution des copies a été longue et laborieuse !


Autre particularité, s'il est admis qu'il faille faire la queue pour tout (en prenant un ticket comme dans nos boucheries de supermarché, sauf qu'ici le système est étendu à quasiment tout), on n'est pas censé attendre que les gens sortent du métro pour tenter d'y entrer ! Et cela est aussi valable pour les amphis, où les étudiants du cours suivant entrent avant même que nous ayons pu quitté nos sièges !






En Suède, tout le monde parle anglais, dit-on. Rapidement, on constate que c'est surtout vrai à Stockholm (enfin, ça, c'est plutôt ce qu'il se dit, je n'ai pas encore pu le vérifier par moi-même, n'ayant pas encore quitté la capitale de la Scandinavie pour le moment). Puis on constate que ce sont surtout les actifs, et encore plus les jeunes et les étudiants qui maitrisent la langue de Shakespeare. Mais ce n'est pas aussi simple : si nos profs assurent leurs cours en anglais par exemple, on se rend bien compte pour certains d'entre eux du moins, qu'ils n'ont pas un vocabulaire aussi étendu que l'on pourrait le pense (Robert s'exprime principalement par des this one, that one, it's okayyyy), ni une aisance extraordinaire.
De plus, David m'a fait remarqué, et c'est vrai, que si en moyenne, ils sont bien plus habiles que nous autres pauvres Français pour comprendre et se faire comprendre à l'oral, ils commettent des fautes à l'écrit qui nous choquent - même nous !!


Les pays scandinaves sont à la pointe de la technologie ! Oui... et non !
Rassurez-vous, ici, les profs ont autant de mal qu'en France à utiliser leur vidéo-projecteur. Surtout Robert, une nouvelle fois ^^ (vous manquez quelque chose en ne le connaissant pas !). De plus, les salles ne sont pas du tout high-tech comme on se l'imaginait. Il y a le wifi sur tout le campus, mais aucune prise en amphi pour brancher le dator.


En Suède, il faut beaucoup plus travailler en autonomie qu'en France !
Encore une fois, c'est en partie vrai, mais pas totalement. En gros, les assignment dont on vous parle tant correspondent un peu au td matlab qu'on avait à Grenoble. Sauf qu'il faut les faire chez soi, sans prof. Mais...
Mais premièrement, ils nous fournissent les valeurs à obtenir, donc la majeure partie du travail est du déboggage. Et deuxièmement, les cours sont centrés autour de ces assignments ; pendant ceux-ci, soit ils nous présentent un problème similaire qu'ils résolvent, soit ils résolvent directement l'assignment !!
Donc plus d'autonomie, certes, mais aussi plus de guidages, paradoxalement...
De même, si on est censé préparer les cours avant de venir en classe, ils expliquent tout, sauf la partie ultrathéorique, c'est-à-dire la partie inutile...

jeudi 10 septembre 2009

Heymaistséque.....

Jusqu'à présent, on vous parle des côtés positifs de notre vie à la manière "Auberge Espagnole" (j'ai enfin vu le film la semaine dernière !), mais c'était sans compter sur quelques désagréments de la vie en communauté.
Au bout d'un mois, je me retrouve en slip (même plus un seul caleçon), bien obligé de faire une lessive... Sauf que la laverie, nous la partageons avec une centaine d'étudiants. Un peu d'organisation à la mode suédoise : je dois réserver une machine à laver à une date et heure données.
N'étant pas en mesure d'attendre 4 jours, il ne me reste que la tranche horaire 7-8h30 jeudi 10...
Jeudi, réveil "joyeux" programmé à 6h45 (alors que les cours ne commencent qu'à 15 heures)... Mauvaise idée de forcer un étudiant à se lever de si bon matin... Je croise des têtes de déterrés... La mienne aussi peut-être...
8h30 : ahhhhhhh !! mais pourquoi mon linge est encore trempé alors qu'il sort du sèche linge ?!?
... J'avais certainement envie d'égayer ma chambre ! La prochaine fois, j'oublierais pas d'appuyer sur le bouton marche (et j'ouvrirai aussi ma brique de lait plus attentivement)...

mardi 8 septembre 2009

Fin de la semaine d'inté ! Bilan.

Toutes les bonnes choses ont une fin. Dimanche 6 septembre, la semaine d'intégration avec mon groupe 19 se termine.
Résumé des faits !

Tout a commencé lors de l'Introduction day, je me retrouvais seul, sans mentor (sorte de parrain local mais qui a plusieurs fillots). Je me retrouve donc par hasard invité a rejoindre le groupe 19 ! Il se révèlera être le meilleur groupe d'inté selon des sources non officielles.

Après la crayfish party et sa pré-party associée (post précédent), nous avons découvert comme vous autres KTHiens, les joies des corridors parties ! L'occasion en nombre restreint et dans une ambiance festive de faire de bonnes connaissances, de bien boire et de découvrir les danses locales (!) avec l'aide du DJ.


Corridor Party

Vient ensuite le dimanche après midi détente avec un samedi soir bien arrosé (enfin presque car à deux euros la bière...). Là, c'est retour en enfance avec des jeux tous aussi cons les uns que les autres ! mais très efficaces pour nouer des contacts !


Dimanche détente


Puis une semaine de cours s'écoule, avec peu de sorties (si ce n'est une tentative de barbecue, mais il n'a jamais pris...) et une party dans une nation (cercle locaux) (notons que l'on peut jouer au black jack durant ces party dans les nations... jeux d'argent et alcool faisant un somptueux mélange, ils doivent s'en mettre plein les poches !).

Puis nous voila samedi soir, direction ma première Kfet ! Eh oui, car mine de rien on a rien inventé à l'INPG ! Ces chers Suédois ont les mêmes ! chandelier en plus, open vin en moins !

Nous nous sommes donc retrouvéser en deux groupes à cette Kfet. Certains médecine déguisés en viking pour leur baptême de Kfet et nous, membres du groupe 19 ! Bien sur tous les chants étaient en suédois, jusqu'à ce que ma voisine suédoise me propose de lancer un chant français. Le ridicule ne tuant plus en fin de soirée, et ses yeux étant tellement persuasifs, me voila debout sur ma chaise à chanter "ami étudiant ami étudiant lève ton verre" ! 10 personnes ont dû suivre, j'ai pu me rendre compte que je devais probablement être le seul français de la salle...
(j'ai eu le droit à un hug de sa part en guise de remerciement, ça en valait donc le coup ! )


Kfet

Et puis une Kfet c'est aussi important pour sa bouffe ! Et là, tout comme la France, même si les plats étaient très jolis de l'extérieur ils se sont avérés bien dégueux ! Mais c'est un des rare moment où je mange de la viande alors je me plains pas plus que ça!

Puis on enchaine directement par la fameuse Welcome Party, qui se jouait à guichet ultra fermé puisque tous les billets se sont vendus le jour de l'introduction day.
Comment vous la décrire ! C'était immense, multi salle, non open bar !


mes deux mentors du groupe 19.



Welcome Party

C'est la première soirée de toute ma vie où à la fin il reste plus de filles que de mecs ! C'est donc tout naturellement (!) que je me suis fait draguer sans que je bouge le petit doigt. Jouant le jeu à fond, me voila dans les bras d'une iranienne fort sympathique, mais qui se révèlera être un mauvais coup, puisque musulmane et choquée lorsque mes lèvres se sont approchées des siennes... Je ne sais donc toujours pas pourquoi elle m'a dragué... (ah les femmes !)

Donc voila mon intégration est terminée et je peux donc me consacrer à 100% à mes cours qui cette semaine représentent 6h... dur ! (Je me permets de sécher les heures d'introduction à Maltab...)